Qu’est-ce que la torsion ovarienne ?
La torsion ovarienne survient lorsque l’ovaire tourne sur son pédicule, comprimant les vaisseaux sanguins et compromettant l’irrigation. Cette affection gynécologique grave demande une intervention urgente pour éviter la nécrose de l’ovaire.
Symptômes à reconnaître :
Douleur pelvienne sévère, souvent d’installation brutale.
Nausées et vomissements associés à la douleur.
Fièvre généralement basse, signe possible d’inflammation.
Ballonnement abdominal, gêne accrue à la palpation.
Troubles urinaires et digestifs, dus à la compression des organes voisins.
Ces signes exigent une consultation médicale immédiate.
Facteurs de risque
Jeunes femmes et adolescentes, en raison de la mobilité ovarienne accrue.
Crises ovulatoires ou cycles hormonaux instables.
Activité physique intense, traumatismes abdominaux.
Kystes ou tumeurs des ovaires augmentant le risque de rotation.
Prédisposition familiale dans certains cas.
Diagnostic
Examen clinique : douleur localisée, sensibilité abdominale.
Échographie Doppler : évaluation de la perfusion sanguine ovarienne.
IRM/Scanner : utilisés en cas de doute ou de diagnostic complexe.
Un diagnostic précoce est essentiel pour préserver l’ovaire.
Options thérapeutiques
1. Chirurgie (principal traitement)
Laparoscopie : méthode privilégiée, peu invasive, récupération rapide.
Chirurgie ouverte : réservée aux cas graves nécessitant une incisions plus large.
Conservation de l’ovaire : si la circulation revient après correction chirurgicale.
2. Approches complémentaires
Antalgiques pour soulager la douleur, en attendant la chirurgie.
Suivi postopératoire : repos, hygiène de vie adaptée lors de la convalescence.
Points clés à retenir
La torsion ovarienne est une urgence médicale — toute suspicion justifie un avis immédiat.
Une intervention rapide préserve la fonction de l’ovaire, tandis qu’un retard peut entraîner la perte de l’organe.
Les symptômes varient, mais une grosse douleur abdominale accompagne généralement nausées/vomissements et fièvre légère.
Les femmes à risque (kystes, antécédents familiaux) doivent être particulièrement vigilantes.
Recommandations
Consulter sans tarder face à une douleur pelvienne aiguë.
Réaliser une échographie avec Doppler rapidement.
Favoriser la laparoscopie conservatrice si possible.
Suivre les recommandations médicales et adopter un mode de vie sain après traitement.








